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Pour la Société Générale, chaque start-up doit pouvoir trouver un écosystème l’accompagnant tout au long de son parcours de vie

Pour la Société Générale, chaque start-up doit pouvoir trouver un écosystème l’accompagnant tout au long de son parcours de vie

01
Déc 2019

Interview Mme. Valérie-Noëlle KODJO DIOP, Responsable Innovation et RSE pour la Région Afrique, bassin Méditerranéen et Outremer

Pourquoi soutenir Emerging Valley 2019 ?

Emerging Valley est un vrai carrefour de l’innovation et de la créativité, et nous sommes fiers d’être présents pour cette 3ème édition. EV met en avant des écosystèmes différents, ce qui est très important pour nous. Aux yeux de Société Générale, il est toujours intéressant de faire côtoyer des écosystèmes, et nous sommes coutumiers du fait : nous l’avons réalisé à maintes reprises, et nous sommes partisans d’aller au-delà des choses évidentes, car c’est de la diversité que nait la création. Nous avons ainsi fréquemment fait se côtoyer écosystèmes anglophones et francophones, pour la réconciliation des Afriques, mais même au-delà puisque nous essayons d’explorer de nouveaux corridors, avec le programme Catalyst notamment, au sein duquel nous avons fait travailler des start-ups indiennes sur les problématiques de nos filiales africaines. L’intérêt d’Emerging Valley, c’est également de mettre en lumière la Reverse Innovation : dépasser l’idée reçue que l’expertise viendrait toujours de l’Occident, et la maturité des start-ups africaines en matière de paiement notamment, montre non seulement la pertinence du rapport South-North, mais également qu’il y a un marché pour de tels acteurs ici.

Comment Société Générale s’engage-t-elle en Afrique vis-à-vis des startups innovantes ?

Les start-ups, innovantes de surcroît, sont au cœur de la transformation de nos modèles bancaires de demain. Pour Société Générale, chaque start-up qui vient taper à notre porte doit pouvoir trouver un écosystème qui permette de l’accompagner tout au long de son parcours de vie. C’est ce que nous appelons « le DDD » : Discovery-Design-Delivery. Pour ce faire, nous avons développé un dispositif, qui repose sur les Labs. La Digital Factory pour commencer, qui sont un enabler du Discovery, que nous concevons comme une vraie usine d’industrialisation et de passage à l’échelle des idées. Le Lab de Dakar ensuite, qui couvre toute la zone Afrique, Bassin méditerranéen et Outremer, qui est positionné sur la Discovery et un peu sur le Design. Enfin le Hack-lab de Casa, qui s’attaque au Design et à l’acculturation des équipes à l’innovation. Très important à nos yeux également figure la constitution de communautés de beta testeurs, que nous sommes en train de constituer au niveau de la co-création et du co-design. Par ailleurs, nous sommes en cours de réalisation d’un Sandbox. Mais au-delà d’avoir les compétences en propre, l’intérêt de ce dispositif est de s’appuyer sur un écosystèmes de partenariats, avec des incubateurs, accélérateurs et Tech hubs comme Jokkolabs et Bond’Innov. Enfin, nous nous efforçons de rendre nos architectures IT plus agiles, plus ouvertes et plus hospitalières, de manière à permettre l’expérimentation et le fast-delivery.

Selon-vous comment la Fintech peut transformer les économies africaines ?

Les économies africaines sont des économies de cash, désintermédiées et qui subissent une crise de liquidités, l’épargne étant insuffisante pour financer l’économie réelle. Les Fintech permettent d’encapsuler ces liquidités et, en captant une part de l’épargne informelle via le mobile money, de réintroduire ce flow dans l’économie, vers des investissements productifs. Capter cette épargne non-intermédiée par les banques est capital.

De nombreuses startups méditerranéennes et africaines seront présentes à EV pour trouver du financement. Comment Société Générale peut les accompagner ?

Nous pouvons leur faire bénéficier de notre écosystème et de notre réseau de partenaires africains, notamment via Bond’Innov, qui peut attribuer des prêts d’honneur. En plus des partenaires déjà cités précédemment, nous nous engageons à développer un réseau de plates-formes de crowdfunding, de Business Angels africains et de Private Equity , qui peuvent compléter toutes les poches de financement existants.

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