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Comment la tech « made in Africa » combat le nouveau coronavirus

Comment la tech « made in Africa » combat le nouveau coronavirus

Ce 22 septembre 2021, avait lieu comme chaque année depuis neuf ans, les France Digitale Days au musée des Arts Forains à Paris. Au programme, l’intervention de Cedric O, Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, ainsi que de très nombreux débats sur l’impact de la tech pour inventer un modèle digital plus social : des sujets qui ont toujours été au cœur de la programmation d’EMERGING Valley, dont l’équipe était conviée à ce grand rendez-vous de la Tech européenne. Le réseau de startups françaises et européennes avait ainsi donné rendez-vous à ses adhérents et aux membres de l’écosystème pour une après-midi de partage, de rencontres et d’inspiration.

Dans une salle de conférence aux allures de chapiteau de cirque, entre deux manèges traditionnels, et sous le regard de mannequins en costumes de théâtre, la scène principale des France Digitale Days avec son écran géant ultra moderne donne le ton. La France et ses startups rattrapent leur retard en terme de levées de fonds et de conquête des marchés !

Lors de la cérémonie d’ouverture, Maya Noël, la présidente générale de France Digitale, l’annonce de but en blanc : la France atteindra l’objectif des 25 licornes nationales bien avant la date initialement annoncée de 2025, avec pour preuve intangible les levées de fonds réalisées sur ces seules dernières 48 heures, qui ont atteint 1,3 milliard de dollars. La France compte ainsi déjà 19 licornes, avec l’entrée de Sorare, qui valorise des cartes à jouer virtuelles sur le foot via la blockchain, dans ce club très select cette semaine, alors qu’elle n’en comptait que trois en 2017. Dans ce contexte, la question est donc la suivante : quel est le prochain défi à relever ? À cela, le ministre de la transition digitale Cédric O, répond que la prochaine étape sera d’assister à l’entrée au CAC 40 d’une pépite française. Plus facile à dire qu’à faire ? Probablement.

C’est pour cela que le ministre a réitéré le soutien du gouvernement aux entrepreneurs à travers, notamment, le plan 2030 dans lequel l’innovation aura une place de choix, mais aussi et toujours à travers l’élaboration d’un écosystème favorable à l’épanouissement de startups (cadre fiscal, procédures administratives et légales, formation et éducation etc…).

« Le rôle de la puissance publique c’est de créer un environnement favorable à l’épanouissement des entreprises françaises, le reste c’est à elles de le faire. » Cédric O

Le nouveau challenge pour l’écosystème tech français en revanche, reste de se faire une place sur la scène internationale. Comment rivaliser avec des puissances comme les Etats-Unis ou la Chine ? Réponse : en se déployant au-delà des frontières grâce à un cadre favorable à la souveraineté technologique, tant au niveau national, qu’européen. Ce cadre devra reposer sur trois éléments : favoriser des entreprises européennes dans les appels d’offres publiques, abaisser les barrières auxquelles se heurtent les investisseurs, et garder nos talents grâce à de réels avantages professionnels. Cédric O a rebondit sur ces propositions en mettant en avant le French Tech Visa qui permet de faire venir en France des talents tech très facilement. Il a également ajouté qu’au niveau de l’investissement, l’Europe devait accélérer la structuration de son écosystème en faisant notamment émerger de gros fonds de capital-risque. À ce jour on ne compte seulement que deux ou trois fonds de 1 milliard de dollars en Europe, contre quarante aux Etats Unis. Ces questions devront avoir une place de choix dans le prochain mandat de la France à la présidence du Conseil de l’Europe qui débutera en janvier prochain. « L’objectif est de répliquer le modèle du French Tech visa au niveau Européen, et de développer l’initiative Tibi, un dispositif qui soutien les startups dans leur recherche de financement. » Cédric O

Finalement, pour conclure ce tour d’horizon de l’écosystème entrepreneurial français, Maya Noël et Cédric O sont revenus sur l’une de ses particularité : ses valeurs. Le thème n’a en effet pas été choisi au hasard pour incarner l’édition 2021. Contrairement à leurs concurrentes asiatiques ou américaines, les startups françaises donnent énormément d’importance à l’impact qu’elles peuvent avoir sur la société. Durabilité, éthique et croissance vont de pair, et doivent être réunies pour que l’industrie de la tech européenne s’épanouissent. « L’Europe est certainement l’écosystème où l’on se pose le plus la question du sens de ce que l’on fait. » Cédric O

Un adage entièrement partagé par le continent africain, comme le démontre et le met à l’honneur chaque année EMERGING Valley ! L’après-midi a ensuite été rythmée par des conférences et masterclass sur trois scènes différentes : impact, Europe et croissance. Les participants pouvaient également déambuler entre les stands d’exposants (startups, investisseurs, écosystème…). Les startups quant à elle, avaient l’opportunité de participer à des « speed invest meetings » dans une salle dédiée.

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